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3As around the world: Alexis Romet, McGill

By October 26, 2017 No Comments

By Amandine Hess

McGill

Grandescunt Aucta Labore (« Tout s’accroît par le travail »). Peut-être serait-il temps pour McGill de changer de devise. Pourquoi ? La réponse en deux parties, deux sous-parties.

 

1) Le travail en 3A : le calme avant la tempête ?

  1. Un mirage

C’est en tout cas ce qui s’annonçait au début de l’année, un début doux et tranquille où les fins de semaine rimaient avec « pécho » plutôt qu’avec « boulot ». Tout mon temps libre était consacré aux activités extra-scolaires, et j’ai dû attendre un bon mois avant d’avoir mon premier contrôle, un QCM, pour lequel la moyenne s’élevait autour d’un petit 16/20.

  1. Une réalité

Tout a changé avec les projets de groupe. Si comme moi, vous optez pour une école en business pour votre 3A, je vous conseille fortement une grande maîtrise de soi lorsque vous vous engagerez dans cet exercice du projet de groupe (que vous allez dans tous les cas connaître si vous choisissez Desautels, l’école de commerce de McGill). Ce fut une expérience longue et éprouvante…

2) Une question de priorité : vie scolaire VS vie sociale

  1. Une vie scolaire peu sociale

Ce n’est pas à McGill que vous vous ferez des amis. Je reformule : ce n’est pas pendant vos cours à McGill que vous vous ferez des amis, donc profitez de la semaine d’intégration pour rencontrer un maximum de personnes qui pourront vous être utiles au cours de vos nombreux projets de groupe. Sans compter que le campus de 40 000 étudiants ne facilite pas forcément les rencontres. Et on ne va pas se mentir : vous allez sûrement passer la majorité de votre 3A en compagnie de vos camarades de Sciences Po plutôt qu’avec vos camarades d’université.

  1. Une vie sociale peu scolaire

Ceci étant dit, le rythme reste assez détendu pour avoir le temps de sortir, voyager, faire de la pâtisserie, ou encore des rencontres. Profitez de toute l’offre sociale proposée par vos universités ; si vous choisissez McGill, vous penserez à moi lorsque vous irez au Gert’s (le bar du campus), à l’Open Air Bar, ou au 4 à 7 de Desautels (un afterwork propre à chaque faculté à McGill). Ne vous cantonnez pas non plus à votre université : découvrez de nouveaux endroits, apprenez à connaître les autochtones, et votre 3A sera réussie sur le plan social.

Quelle est ton impression générale de l’université McGill ?

Ma foi, plutôt pas mal. Confidence pour confidence, je conseille d’éviter les cours de comptabilité. Mais le peu d’heures de cours laisse beaucoup de temps libre. Bonus : on remerciera les mécènes juifs qui ont transposé leur fête du vendredi à toute la faculté de Desautels pour que nous aussi, tous les vendredis, nous puissions fêter Shabbat.

Que penses-tu de ta nouvelle ville ?

Montréal, c’est la fille de New York avec une capitale européenne : des gratte-ciels d’un côté, des parcs de l’autre, des maisons basses, et surtout des travaux. Si vous aimez le street art, les friperies, les boutiques hipsters et les Français (en majorité dans le quartier), passez par le Plateau ; sinon, vous pouvez toujours vous rendre dans un bar rue Saint-Denis ou boulevard Saint-Laurent (je conseille très fortement le TRH bar) avant d’aller danser à Café Campus sur de la musique française des années 80.

Quel est ton endroit coup de coeur à Montréal ?

Eva B. Vous aimez les fringues ? Vous aimez les cookies à 1$ ? Vous aimez le thé glacé à 1$ ? Vous aimez jouer au tarot le dimanche avec vos potes ? Cet endroit est fait pour vous ! Déjà une centaine d’euros dépensé … On. Ne. Compte. Plus.

Quels objectifs t’es-tu fixé pour cette troisième année ?

1) Perfectionner l’accent québécois.

2) Devenir le nouveau RuPaul (drag queen américaine, chanteuse de dance, actrice et parolière de chansons qui a connu la célébrité dans les années 1990, NDLR)

Aurais-tu une expérience insolite à nous faire partager ?

Alexis sort et Lexus entre. Une bonne dose de fond de teint, du rouge à lèvres, une paire de faux-cils, du fard à paupières, une palette de contouring, de l’eye-liner, du mascara, de la poudre fixatrice, un crayon pour les lèvres, un highlighter, une perruque, un crayon blanc, un crayon noir, des faux ongles, et un costume digne de ce nom … Tels sont les prérequis d’une expérience 3A assez originale, en devenant une drag queen au Cabaret Mado, le plus grand cabaret de drag queen du Canada ! Expérience dispendieuse et chronophage, puisqu’elle m’aura tout de même coûté plus de 500 dollars en moins de deux semaines et contrarié mon rythme de travail lors des deux premières semaines de cours à McGill. C’est une expérience que je ne regrette en aucun cas. Je tiens d’ailleurs à remercier toutes les drag queens qui m’ont apporté leur aide.

Quels conseils donnerais-tu aux 2As pour faire leurs choix ?

Regardez bien la météo, et choisissez un endroit pas trop paumé (une grande ville, en général, c’est plutôt sympathique).

Bon courage aux deuxièmes années dans le choix de leurs universités, et à bientôt pour de nouveaux articles dans votre série “3As abroad” !

Copie de alexis 1

Picture: Alexis Romet, Cabaret Mado

Copie de Alexis 2.jpg

Picture: Alexis Romet, Cabaret Mado

Copie de alexis

Picture: Alexis Romet, Cabaret Mado

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