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Minicrit 2018 : Opening Ceremony

« Attends. Il y a du tonnerre. » « Mais non. Quelqu’un a renversé une poubelle. » « On dirait quand même vraiment du tonnerre. »

 

C’était le jour de l’année que nous attendions tous et il fallait qu’il pleuve. En me rendant au gymnase René Tys qui devait accueillir la cérémonie d’ouverture, j’avais en tête cette vision d’horreur : celle du rose poitevin, du bleu clair havrais, du bleu foncé dijonnais, du jaune et du noir parisiens, du rouge nancéien, du vert mentonnais, et du orange et du violet rémois, délavés par l’orage.

 

Mais même Si le ciel de Reims (City Bitch) pleurait de cette invasion sciencespiste, ce n’est pas ce que l’on retiendra de cette cérémonie d’ouverture du Minicrit 2018. Bien au-delà, on se rappellera plutôt des 1400 élèves hurlant les chants de leur campus à s’en casser la voix, de ces marées multicolores qui célébraient leur campus sur les gradins de René Tys, et du « Il est 17h07, le 22 mai 2018, et je déclare les Collégiades 2018… ouvertes! » de Frédéric Mion.

 

Une fois tous les programmes installés, les banderoles déployées (on notera particulièrement l’ « En vert et contre tous » mentonnais) et les mascottes en place, vint l’heure des discours. Tilman Turpin, directeur du campus de Reims et apparemment toujours aussi populaire auprès de Poitiers, se vit rebaptiser du nom de Mr. Tilmin par la représentante de la ville de Reims, Véronique Marchet ; Frédéric Mion déclara avoir le plus beau métier du monde, et évoqua les collégiades comme « incarnant l’esprit de Sciences Po : l’excellence, le fair-play, l’alliance du corps et de l’esprit » ; et la représentante de la Société Générale enjoignit le public à « prendre du plaisir, et en donner ! » (mais protégez-vous quand même les gars).

 

Cérémonie certes, mais déjà compétitive : d’un bout à l’autre du gymnase, chaque campus se jaugeait et se jugeait. Si les départs en fanfare de Poitiers sur Gasolina, et de Menton se déhanchant sur des airs orientaux, ont été applaudis, on a aussi noté une certaine absence de spirit chez les Parisiens, et la difficulté qu’ont eu quelques nancéiens à franchir le muret d’un mètre séparant les gradins du terrain – un bel exemple d’entraide mais pour la souplesse on reviendra ! En revanche, au milieu des chants explosifs et spirited, tous les campus sans exception semblent s’accorder pour dire que “tout le monde déteste les rémois” !

Cette belle journée d’arrivée des campus s’est finalement clôturée avec la très populaire performance des cheerleaders, pendant une heure et demie que l’on n’a pas vue passer. Les Eurafs, tout d’abord, ont une fois encore prouvé leur joie de vivre et leur enthousiasme débordant, dans leur numéro qui restera probablement le plus applaudi. Les Eurams ont suivi, impressionnants par leur sourire, l’intention dans leurs mouvements, et l’enthousiasme de leurs gymnastes. Dijon nous a ensuite prouvé qu’il est possible, à une douzaine de participants seulement, de remplir un espace et enflammer une scène.

Le public s’est accordé à dire que Poitiers avait la meilleure bande-son, en plus d’une chorégraphie très originale. Cette même originalité s’est retrouvée avec Menton, à la performance chargée d’humour, d’influences régionales et de fantaisie – mention spéciale au passage a cappella ! -, et dont le campus a exulté au cri d’ « On va gagner ! ».

Paris a quant à lui livré une belle performance de danse synchronisée – dommage que leurs éléments masculins n’aient fait que des stunts ! – et a surtout commis l’exploit de ne pas se laisser déstabiliser, lorsque tous les supporters parisiens ont quitté les gradins pour se précipiter sur le terrain en plein milieu de la prestation. Le Havre, par la suite, a impressionné par ses cascades de mouvements et de stunts, donnant l’impression de plusieurs bouquets finaux en un seul passage. Et le très dynamique Nancy, enfin, pourvu d’une des équipes les plus mixtes avec Dijon et Menton, a prouvé une endurance notable dans leurs stunts.

Qui l’emportera selon vous ? Les rumeurs laissent courir les noms de Menton ou du Havre, mais tout est encore possible…

 

L’équipe de cheer du Havre, suite à une performance remarquable

Le campus de Nancy, épaulé par le ‘projet Kro’

Les Ultra Violets du campus euro-américain de Reims ont fait de l’ombre aux autres programmes

Poitiers remporte la palme de la meilleure bande-son avec la Gasolina

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