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Euraf Candidate Interview: Anne-Lise Alexandre

By October 4, 2018 No Comments

Pourrais-tu te présenter rapidement ?

Je m’appelle Anne-Lise. Je suis une Euraf en première année. Je fais partie de Révolte-Toi Sciences Po Reims, d’Interagir et de l’association Regards d’Afrique. Révolte-toi est une association d’art oratoire, tandis que Regards d’Afrique est une association qui va dans les écoles et collèges pour changer le regard que les jeunes portent sur l’Afrique, pour déconstruire les clichés qui y sont associés, etc. Interagir est une association qui aide les réfugiés à Reims. Et, en plus de tout ça, je voudrais devenir Student Rep !

 

D’après toi, quel est le rôle du délégué des étudiants sur le campus de Reims ?

C’est de représenter les intérêts des étudiants en tant que sciences piste et en tant qu’Euraf dans le cas de ma promotion. C’est d’être l’interlocuteur privilégié entre les étudiants et l’administration, pour que ce soit des négociations et non pas des affrontements entre des revendications et des mécontentements. Vu qu’on a énormément à faire en Euraf, je pense qu’il faut quelqu’un qui soit prêt à se donner à fond, parce qu’il reste beaucoup à faire par rapport à nos cours magistraux, à nos cours d’économie, à nos cours d’humanités politiques que l’on n’a pas, et aussi par rapport aux cours devraient porter sur l’Afrique en premier lieu.

 

Pourquoi te portes-tu candidat ?

Comme je l’ai déjà dit, il y a un énorme chantier à commencer. En soi, que ce soit moi ou une autre personne qui est student representative, je ne m’en fais pas trop ; pour moi, ce qui est important ce n’est pas la personne, c’est qu’une transformation profonde du programme Europe-Afrique s’opère cette année, et qu’on ait un programme qui tienne vraiment la route, avec un cours d’humanités politiques et un cours magistral d’économie en présentiel. C’est pour ça que je me porte candidate, parce que je pense avoir les épaules et la pugnacité pour représenter et transmettre nos intérêts auprès de l’administration. Je veux être sûre que ces intérêts soient défendus et que ces combats soient menés ; et je sais que je suis capable de mener ces combats. C’est pour ça que je suis candidate, et que je voudrais être élue.

 

Pour quelles raisons serais-tu une bonne déléguée ?

J’ai de la pugnacité : quand je m’investis dans quelque chose, je le fais à fond. Je ne suis pas du tout le genre de personne à abandonner en cours de route. J’aime bien gueuler un peu tout le temps sur toutes les causes du monde : wannabe vegan, féministe, proche de la mouvance communiste, etc. Être student rep me permettrait encore plus de gueuler… et j’adore gueuler.

 

Si tu es déléguée, quelle sera ta mission principale et tes objectifs cette année ?

Je n’ai pas de programme défini. Ma mission principale, c’est le vœu des étudiants. Le plus gros problème en ce moment, c’est nos cours magistraux d’économie qu’on reçoit en retransmission. On a aussi le problème du côté “Afrique” de notre programme que l’on ne trouve pas assez développé, à peu près à l’unanimité. Je pense ainsi que ça sera les deux plus gros projets de cette année.

 

Si tu devais changer ou réformer quelque chose, en particulier au niveau de la vie étudiante, ce serait quoi ?

Je ne suis pas sûre que ce soit le rôle du Student Rep, mais j’aimerais travailler à ce que les associations, surtout les assos Euraf, travaillent plus ensemble. Comme par exemple l’Euraf Dance Team, Elefunk, Regards d’Afrique et l’ASPA qui bossent beaucoup sur les dynamiques de l’Afrique. On a donc beaucoup à s’apporter les uns les autres, ou même encore avec Interagir. On gagnerait à faire bosser les assos ensemble, faire plus d’évènement croisés comme l’évènement RIMUN x ASPA qui était très intéressant et enrichissant. Et si c’est possible, débloquer plus de fonds pour les associations. Par exemple, le Foyer Saint-Rémi n’a que deux-cents euros pour le semestre. C’est presque rien pour organiser des sorties avec des enfants.

 

Enfin, si tu pouvais voyager dans le temps, passé ou présent, ou irais-tu et pourquoi?

Du passé au présent, pas le futur ? J’irais plutôt dans le futur, dans un futur où les hommes, les femmes, les racisés seraient tous égaux. Ah, et aussi où on ne mangerait pas de viande, parce que c’est mal (rires). Un peu dans une utopie, quoi.

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