Par Adèle Grillet

Aujourd’hui, nous partons à la découverte du Costa Rica aux côtés de Marine Poirson, 21 ans. Après un baccalauréat économique et social, elle change de voie et fait deux ans de prépa littéraire, avant de rejoindre l’école de tourisme du groupe Sup de Co. Dans le cadre de son stage de fin d’année, elle décide de partir au Costa Rica pendant cinq mois afin de découvrir le tourisme vert, et en profite pour s’ouvrir à une nouvelle culture et progresser en espagnol. Après un stage dans une ferme agroécologique du village de La Flor, elle entend parler d’une ferme équestre située à Attiro, également dans la province de Cartago. Portée par son amour de l’équitation, du pays et de ses habitants, elle devient manager de l’hébergement et de la restauration et décide de rester au Costa Rica un an de plus.

Bien que Sciences Po ne propose pas de partir étudier au Costa Rica en troisième année, certains d’entre vous prévoient peut-être d’aller visiter l’Amérique centrale, ou le prévoiront suite à cet article. C’est pourquoi, avec l’aide de cette quasi-locale, nous vous offrons un aperçu de tout ce qu’il faut voir, faire et savoir sur le Costa Rica.

Finca La Flor, Finca Soley (© Finca La Flor et Marine Poirson)

Le premier atout du Costa Rica : sa première place mondiale en terme de tourisme vert, c’est à dire – selon notre invitée – « Un tourisme responsable, respectueux de l’environnement, et qui aide à découvrir de nouvelles pratiques à reproduire chez soi. ». À Finca La Flor, la ferme où s’est déroulé son stage, elle a pu découvrir une communauté respectueuse de l’environnement qui partage ses valeurs à travers ses dix hectares de forêts régénérées, ses jardins botaniques et médicinaux, ses nombreux animaux et son agriculture organique. Marine en profite alors pour nous donner les caractéristiques principales d’un bon touriste : la curiosité et l’ouverture d’esprit. Il s’agit d’aller à la rencontre des locaux, de leurs habitudes, traditions et culture, d’aller dans les marchés, d’être respectueux et d’essayer de communiquer dans la langue du pays bien que ce ne soit pas le plus simple.

Mais cette destination est-elle faite pour vous ? Si vous avez une peur bleue des bêtes, passez votre chemin. À moins de rester enfermé dans un hôtel de luxe tout le long de votre séjour (ce qui serait bien dommage), vous croiserez sans aucun doute  quelques insectes. Notre amie s’est – entre autre – réveillée à côté d’une mygale un matin, mais est tout de même parvenue à la sortir sans la blesser : « J’ai pleuré, c’était terrifiant, mais j’étais très heureuse après coup de raconter mon acte héroïque ».

En revanche, si vous êtes un “backpacker”, un aventurier, un fan de nature ou un randonneur, ce pays est parfait pour vous. Vous pourrez aussi en profiter pour goûter à de nouvelles saveurs, vous laisser surprendre par la générosité costaricaine et adopter ce merveilleux état d’esprit de la ¡Pura Vida!. Petit bonus pour les végétariens, vous trouverez facilement votre  bonheur dans les spécialités du pays.

(© Marine Poirson)

Maintenant que vous savez si ce pays est fait (ou pas) pour vous, il ne vous reste plus qu’à découvrir quelles activités vous correspondent le mieux.

Tout d’abord, il faut savoir que le Costa Rica contient des paysages très variés : 25% du territoire est recouvert de parcs nationaux et le pays compte environ 1 300 km de côtes, que ce soit celles de l’océan Pacifique ou de la mer des Caraïbes. Vous pourrez ainsi y faire des randonnées, vous prélasser sur les plages ou découvrir des lieux encore plus originaux qui n’ont probablement pas d’égal dans le reste du monde. C’est le cas de La Fortuna : cette ville et ses alentours regroupent deux volcans, des lacs aux eaux turquoises, des cascades, des eaux thermales et une ambiance festive. Que demander de plus ?

Si vous souhaitez voir un peu de tout mais êtes juste de passage, le Parc national de Corcovado vous permet d’aller à la rencontre de toute la biodiversité du pays regroupée en un seul lieu. Si vous disposez d’un peu plus de temps, la boucle classique commence à Cahuita ou Puerto Viejo, passe par Arenal et La Fortuna, puis par Monteverde et Manuel Antonio.

De plus, le Costa Rica regorge d’activités pour tous types de personnes. Ceux d’entre vous qui préfèrent les grandes villes pourront profiter d’un paysage plus urbain dans la capitale de San José. Pour les amateurs de sensations fortes, vous pourrez voler à travers la canopée grâce à la plus grande tyrolienne d’Amérique latine qui se trouve à Monteverde. Et pour les amoureux du café, vous pourrez à la fois en boire, en acheter ou participer à une des nombreuses visites proposée sur ce thème, la plus réputée étant un tour des champs de café près du volcan Poás. Mais faites attention si vous souhaitez en ramener avec vous, la législation française vous interdit d’en avoir plus de 500g dans votre valise.

La Fortuna, Monteverde (© Marine Poirson)

Pensons maintenant à l’aspect pratique (n’oublions pas que nous voyageons avec un budget étudiant !). Le prix de la vie au Costa Rica est assez similaire à celui de la vie en France, voire parfois un petit peu plus élevé (il faut garder en tête que c’est le pays le plus cher d’Amérique latine). Malgré tout, on peut très bien manger sans dépenser beaucoup dans ce qu’on appelle les Sodas. Le billet d’avion aller-retour depuis la France coûte environ 800€, mais tout dépend du confort souhaité et de la période. Il est aussi important de se renseigner sur l’époque de l’année, car le climat varie beaucoup au fil des saisons. Comme la météo change également en fonction des zones, le mieux est d’apporter à la fois un maillot de bain, un imperméable, des tongs et un pull. Afin d’éviter toute mauvaise surprise, pensez également à vérifier la date de validité de votre passeport, les attestations à apporter et à mettre à jour vos vaccinations.

Pour finir, au cas où tout cela ne vous aurait pas encore donné envie de partir au Costa Rica, voici un dernier extrait de l’interview et quelques photos : « Je ne pourrais jamais décrire à quel point l’expérience a été humainement enrichissante. Je venais pour un stage, j’ai découvert une école de la vie. C’est un pays magique où les rencontres sont plus belles les unes que les autres. »

Finca La Flor, La Fortuna et autres paysages (© M. Poirson, K. Mars, N. Harvey et E. Kaes)

Adèle Grillet is a first-year Euram student writing in the Travel section of the Sundial Press. She is coming from Poitiers in France but decided to move a bit, so she chose a Sciences Po campus in another town. She doesn’t look that good on her picture, but you shouldn’t judge a book by its cover.

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