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Être spectateur sans intérêt particulier pour le sport en question ? Quel est cet effet “JO” qui nous saisit et nous rend plus unis que jamais tous les quatre ans ? L’adrénaline, la fierté de notre pays, le suspense d’une finale, le bonheur des victoires sportives. 

Les JO de Paris, c’est 10 500 athlètes olympiques, avec autant de femmes que d’hommes, 4 400 athlètes paralympiques, et 11,2 millions de visiteurs. Mais c’est aussi 42 records battus, en plus de celui des 64 médailles françaises. Marqués par un climat politique très tendu et une population divisée, ces Jeux ont particulièrement rassemblé les Français, mais aussi les spectateurs du monde entier. Certaines scènes restent irréelles comme celle du public de la finale de beach-volley féminine entre le Canada et le Brésil qui chante “Imagine” de John Lennon en chœur au pied de la tour Eiffel après des altercations. 

Un engouement inédit pour les sports invisibilisés

Ping-pong, tir à la carabine, skateboard, breakdance, boccia… tous ces sports ont un point commun : ils sont très peu médiatisés. Les JO représentent une des seules compétitions où il est possible de les regarder gratuitement voire tout court. Tout le monde se souvient des frères Lebrun qui ont réussi à susciter une véritable admiration pour le tennis de table. Mais au-delà de faire découvrir des disciplines, les JO permettent à certains sports amateurs de se démocratiser, notamment grâce à des programmes éducatifs, comme “Génération 2024” mis en place dans les écoles volontaires. 

Cet engouement à domicile a directement touché les Français. Le sondage de l’organisme d’enquêtes statistiques Flashs pour le collectif “Carton rouge à Bercy” révèle que 25% des interrogés ont eu envie de se lancer ou de redémarrer une activité sportive, et que 80% en pratiquent désormais une au moins une fois par semaine. En termes d’inclusion, des progrès sont à noter concernant la diffusion des jeux paralympiques, l’accessibilité des infrastructures, ou encore les bénévoles qui participent à l’aspect fédérateur du sport en France. 

Délégation française lors de la cérémonie d’ouverture / L’Union

Les olympiens français ont inspiré les futures générations

Nul besoin de rappeler que la France a particulièrement brillé lors de ces JO, classée cinquième au tableau des médailles derrière de grandes nations sportives comme les États-Unis, le Japon ou la Chine. Objectif fixé par Emmanuel Macron : garder une place en top 5 sur le long terme.

Accueillir les JO est toujours un privilège pour le pays hôte, qui fait de la compétition une vitrine de l’excellence nationale. Les athlètes français ont brillé par leurs performances, avec une visibilité démultipliée par une forte couverture médiatique. Durant l’été, ce sont eux qui se sont imposés comme les visages héroïques de la France. 

Le premier nom qui vient aux lèvres des Français est sans doute Léon Marchand. A seulement 22 ans, ce nageur a remporté quatre titres olympiques dont deux à environ une heure d’intervalle. Avec l’empreinte indélébile qu’il a laissé sur ces Jeux, il a été mis à l’honneur en portant la flamme olympique lors de la cérémonie de clôture. Du côté des arts martiaux, le judoka Teddy Riner, champion olympique, seul et en équipe, et onze fois champion du monde, est déjà un visage du sport français depuis plusieurs années. En reconnaissance, le Comité olympique l’avait désigné pour être le dernier relayeur de la flamme pendant la cérémonie d’ouverture, aux côtés de la coureuse Marie-José Pérec. Une autre image mémorable de ces Jeux reste celle de Pauline Ferrand-Prévot. Vainqueure en VTT cross-country, elle est patronne de sa discipline depuis une décennie et a reçu sa médaille d’or en larmes. Elle n’avait jamais décroché de titre olympique, freinée par des blessures ou par plusieurs deuxièmes places consécutives. Pour compléter son palmarès 2024, elle a aussi remporté le Tour de France féminin, et conclut une année riche en émotions. Enfin, malgré la grande polémique de la pollution de la Seine, la triathlète Cassandre Beaugrand a brillamment gagné son titre olympique après une course serrée à travers la capitale. La liste est encore longue (les équipes masculines de volley-ball, de judo ou de rugby à sept avec Antoine Dupont…), mais le message est clair : merci aux athlètes français de nous avoir rassemblés vers un objectif commun de victoire et de dépassement de soi. Rendez-vous en 2030 pour les JO d’hiver en France !

Photo Credit: Public français aux JO de Paris 2024 / 20 Minutes

Cet article a été publié pour la première fois dans l’édition papier de Sundial Press de l’hiver 2026.

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Daphnée Dagnet

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