Skip to main content

elle retint son souffle

un.

des draps de soie sous ses jambes nues

quelques rêves trop clairs, déjà-vu

deux.

ses doigts suivent ta bouche

des élans volés, promesses oubliées

où t’es-tu encore perdu

trois.

ton ombre cherche la sienne une fois de plus

le désir de toucher ses cheveux dans la brise

deux corps noués dans le lierre

la nuit ne cache jamais tout

tes mots sont poison un-deux-trois et

les pas de midi dans la rue et

les boucles d’oreilles disparues et

celui qui nourrit les pigeons la nuit et

les pétales séchés dans un livre

couchers de soleil trop tôt

tu appartiens aux profondeurs 

des âmes troubles et des draps de soie

pardonne, oublie, les sorts prévus

un seul vœu par an, rien de plus

un.

deux.

puis elle a pris feu

flammes d’orange traversant sa peau

odeur lointaine — de mandarines 

mandarines d’été et ton visage au matin

ces petites choses qui demeurent

Crédit image: photographie d’une femme assise près du canal (Ismihan Ugurlu)

Other posts that may interest you:


Discover more from The Sundial Press

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Ismihan Ugurlu

Author Ismihan Ugurlu

More posts by Ismihan Ugurlu

Leave a Reply

Discover more from The Sundial Press

Subscribe now to keep reading and get access to the full archive.

Continue reading