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Un voyage sensationnel dans les terres Éthiopiennes

By March 3, 2020 No Comments

 

Me voici enfin, ému, surexcité, au coeur de l’Ethiopie, entre Sidama et Shakiso, pour débuter mon voyage tant attendu. Cette région, unique par son climat, sa beauté époustouflante et sa sérénité, me pousse à l’explorer davantage.

Immédiatement, c’est cette sensation, si commune et que nous tenons tous pour acquise, qui me laisse bouche-bée. L’odorat, que nous citadins, peinons à cultiver et à apprécier, pénètre mon corps et me bouleverse. Cet arôme de fruits des bois, à la fois très complexe, mais singulier, envahit mon corps et mon esprit.

Je décide ainsi, de plonger au coeur de cette vallée, embrumée et mystérieuse. Incapable de m’orienter, perdu dans le brouillard dense, je me laisse guider par mes sens épanouis, afin de trouver mon chemin.  Ca y est! La brume se disperse, et j’aperçois enfin mon objectif.

Alors que je pensais en avoir terminé avec les surprises, ma bouche s’humidifie à nouveau en cette fin de balade. Cette fois-ci, c’est une odeur enivrante, surprenamment florale, avec une note de jasmin et de plantes herbacées, qui pénètre mon âme et envahit l’atmosphère. C’est un véritable bouquet final dans ce court voyage, qui n’a toutefois pas manqué de me surprendre. 

C’est l’heure de dire adieu, car les bonnes expériences ont une fin en effet. Très heureux d’avoir pu vivre cette aventure mais attristé qu’elle s’achève si tôt, je me réconforte malgré tout, puisque demain, je m’envole pour de nouvelles aventures, de l’autre côté de l’Atlantique, au Guatemala, proche de Chiapas, pour prendre un plein d’air à plus de 1800m d’altitude.

Non, (hélas), en cette semaine de cours intensive, je ne me trouve pas en Ethiopie, mais bel et bien à Reims, en train de prendre une pause-détente, avant de re-commencer mes révisions. Toujours non, je ne viens pas de me réveiller d’un rêve mirifique. Je suis, aussi étrange que cela paraisse, en train de boire…un café! 

Ce voyage, fictif mais si puissant, ne commence pas à ma première gorgée, mais dès l’ouverture du sachet de café. Je sens, je touche ces graines vivantes, qui ont une histoire, un passé, des caractéristiques spécifiques… Commence ainsi ce petit rituel de la préparation de café.

Comme une méditation, ce processus me réconforte, m’apaise et m’oblige à respecter le produit. Je commence à moudre le café, et petit à petit, les senteurs ressurgissent et s’accentuent davantage. Elles parfument ma chambre d’une odeur pure et réconfortante et je découvre en même temps, ce terroir Éthiopien…

Je prends l’avion, et c’est parti, pour une dizaine de minutes de vol! Je m’attarde à préchauffer ma Chemex. Puis, grâce à une température contrôlée, je commence à préparer mon café filtre. Doté d’un minuteur et d’une balance, je verse petit à petit, cette eau minérale à 93 degrés. À travers le hublot de l’avion, j’aperçois la terre Éthiopienne, mais je dois attendre encore quelques minutes avant l’atterrissage. Quelques instants plus tard, le café, réalisé minutieusement dans les règles de l’art, est prêt à être consommé! Je suis enfin, officiellement, à Sidamo, afin de débuter ce voyage dans ces terres inconnues. 

Les photos (ainsi que le café dégusté)  proviennent de l’Arbre à Café.

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