Petit corps frêle et minuscules doigts cristallins
Portant cet objet qui mesure trois fois sa main.
Elle l’arbore, ce poison gros comme sa tête,
Comme un trophée ou une raison de faire la fête.
Sûrement est-elle heureuse à l’idée d’offrir
Ce cadeau empoisonné quand elle va revenir.
Comment un enfant insouciant peut-il
Ainsi porter la mort comme une chose futile ?
Et comment des parents peuvent-ils songer,
Peut-être dévorés par leur envie incontrôlée,
Ainsi missionner leur enfant innocente,
La projeter dans ce monde de tourmente ?
Et quel oxymore révoltant !
La fraîcheur de ses joues et la Faucheuse moissonnant.
La jeunesse et la maladie,
Vie et Mort, en ces petites mains réunies.
Illustration : Léona Favier
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