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Sombre histoire de regards dans le noir

D’âmes qui se perdent, corps épars 

Et un son, une peine, qui chante la haine

Qui chante la peur de quand elle se promène.

Dans la rue silencieuse une femme avance

Une femme passe – c’est sans importance 

Et le lendemain, la voilà qui brûle

La voilà : elle hurle. 

Dernières cendres d’une vie qui 

Était si silencieuse, que personne n’entendit 

Mais dont la mort, pourtant, a fait tant de bruit. 

L’on n’entend mais elles pleurent 

Ces femmes qui se meurent 

Elles crient au secours 

Elles fuient, elles courent

Mais personnes ne les sauvent 

Et devant le ciel mauve 

Un corps brûle.

Une âme se consume et espère

Apporter un peu de lumière, 

À ces femmes qui marchent dans le noir

À ces femmes rongées par leurs regards.

Cet article a été publié pour la première fois dans l’édition papier de Sundial Press du printemps 2026.

Photo Credits: Ruelle la nuit, Paul Natter 

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Lou Bridier

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